Laurence Dune
Diffusion - Communication
Coups de cœur
Agenda
Liens
@

Ciné-concert - Hommage à Sherlock Holmes - Synopsis
 
Sillages
 

Deux parodies en hommage à Sherlock Holmes
> Le mystère des poissons volants Emerson / Griffith (1916)
> Sherlock Jr. - Buster Keaton (1924)

Musique originale de Carlos Grätzer

 
Disponible en diffusion 2010-11
Contact + 33 (0)1 43 60 72 05

L’écriture musicale du compositeur argentin Carlos Grätzer propose une nouvelle lecture aux films de cette période.
Pour Buster Keaton, considéré comme une figure majeure de l’histoire du cinéma, son image reste étroitement liée au burlesque, ce qui est une vision réductrice.
Son sens formel, ses dons de géomètre et de constructeur, lui permettent de changer constamment le réel, en imposant au discours les images qu’il veut créer, même si elles ne sont pas crédibles (d’après les propos de Petr Kral).
Plutôt que de sortir des clichés des musiques utilisées pour accompagner les films de Buster Keaton, C. Grätzer a préféré mettre en valeur la richesse et la variété propres à la dynamique interne des films de ce grand cinéaste, créant une musique libre et imaginative insérée dans une structure, ce qui correspond mieux à la démarche de Keaton.
Concernant le film de Tod Browning, loufoque certes, mais avec une approche décalée et moderne (il préfigure la télésurveillance, par exemple), la musique a été conçue pleine de vivacité et de contrastes.
(...)
Le choix des films répond à des questions aussi bien cinématographiques que musicales.
Du point de vue cinématographique, en dehors de l’évocation commune du détective dans les deux films, on retrouve la notion de « distance brechtienne ». Cette notion provoque une rupture chez le spectateur, lui permettant de prendre conscience que ce qu’il voit n’est que de la fiction. Dans Le mystère du poisson volant cette distance s’exprime dans le scénario du film, dans Sherlock Jr. c’est dans la réalité cinématographique elle-même que la notion est exprimée.
Concernant la musique, j’ai suivi l’action avec une rhétorique musicale qui appuie la dramaturgie. L’étrangeté et l’irréel de ces films m’ont inspiré des sons évoquant des bruits (la mer, une voiture, des pas), mais transformés, pour garder la distance du réel.
La musique, en étant étroitement liée à l’image, apporte une nouvelle dimension à celle-ci, souligne son sens expressif et donne une profondeur à la situation cinématographique.
Carlos Grätzer

 

> Présentation
> Dossier à télécharger
> Fiche technique
 
> Les ciné-concerts

Prochain rendez-vous
Dimanche 28 mars 2010
à 17 heures
Festival Archipel - Victoria Hall - Genève
 
       
> Retour à l'agenda de Sillages